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ESPAGNOL – ENS – LV1 – 2004

I) Versión (12 points)

Telefónica y el ADSL

Telefónica de España lo tuvo claro tras su retirada del negocio del cable : la banda ancha sería una de las principales apuestas de futuro de la compañía. La creciente demanda, residencial y empresarial, del ADSL - en octubre se superó la cifra de 1500 000 conexiones a internet a través de esta tecnología - y sus potenciales- y reales - aplicaciones han dado la razón a la operadora que lleva invertidos 2000 millones de euros desde el año 1999 en la creación de infraestructuras, servicios y contenidos de banda ancha.

Lo que muchos veían simplemente como una forma de conectarse a internet manteniendo libre la línea telefónica se ha revelado, en poco tiempo, como la tecnología que ha abierto definitivamente las puertas de la sociedad de la información al usuario final. Un amplio abanico de aplicaciones y servicios, dirigidos tanto a empresas como para el usuario residencial, han convertido la tecnología ADSL en una práctica y eficaz herramienta de trabajo, a la vez que ha introducido al navegante particular en el auténtico - ahora sí - universo multimedia.

Servicios como la videotelefonía, las redes privadas virtuales, el streaming de vídeo, la descarga de todo tipo de archivos o la gestión de correo son cada vez más utilizados en empresas y hogares españoles a través de esta línea de banda ancha. Y la liberalización de los precios de los servicios de acceso a Internet por ADSL debería fomentar la demanda de esta tecnología, así como una mayor y más variada oferta de servicios por parte de las operadoras.

d'après Cambio 16, 8 diciembre 2003

II) Questions (8 points)

1) Entre las ventajas del ADSL enumeradas en el texto, ¿cuáles le parecen más interesantes?

2) De modo general, ¿cómo ve Vd. el futuro de Internet a corto y largo plazo?

 

EPREUVE ECRITE D’ESPAGNOL – LANGUE VIVANTE 1 - 2004

ENS : PARIS – LYON - CACHAN

Durée : 2 heures Coefficients : PARIS 3 LYON 1 CACHAN 2

MEMBRE DE JURY : F. GEAL

Les résultats en première langue nous ont paru cette année à la fois assez moyens et peu homogènes, même si le nombre limité de candidats interdit toute interpolation hâtive. Comme d’habitude, les candidats capables de traiter avec aisance les deux parties du sujet (traduction en français et réponse en espagnol à deux questions) sont rares : les développements les plus solides qu’on a pu lire dans la langue de Cervantès sont souvent dus à des candidats d’origine manifestement hispanique qui peinent à écrire dans un français correct. Inversement, plusieurs candidats qui ont bien compris et agréablement rendu le texte proposé ont une connaissance trop « passive » de l’espagnol pour affronter sans péril la seconde partie de l’épreuve. Moins compréhensible est néanmoins la réutilisation fautive, chez certains, de termes présents dans le texte proposé. Lorsqu’on ne maîtrise que très imparfaitement la langue, il n’est pas recommandé de « rallonger la sauce » : des réponses de trois ou quatre pages formulées dans une langue incompréhensible ne valent pas mieux que des réponses trois fois plus brèves!

Certains, à l’inverse, dans une perspective par trop « comptable », se contentent du minimum de mots exigé, interdisant à l’examinateur de se faire une idée approchante de leurs compétences linguistiques. D’autres, enfin, reprennent les éléments du texte de façon trop mécanique, sans esprit critique, et même si la formulation est correcte, elle ne leur permet pas d’obtenir le maximum de points.

Pour ce qui est de la langue, qui reste malgré tout le critère essentiel, les deux exercices successifs font apparaître plusieurs types de fautes récurrentes :

1) version :

-ignorance lexicale surprenante de termes courants tels que negocio (souvent rendu par « négociation »), redes (traduit tour à tour par « lieux », « sites », ou même « secrets »), ou encore presupuesto. On s’étonnera que le terme indigencia ait posé tant de problèmes (plusieurs proposent « indifférence »), alors qu’un terme analogue existe en français.

-fautes d’orthographe (« future », « le marcher », « en résumer »...), fautes d’accords et fautes de langue caractérisées (« les principals », « foyers espagnol », « voiaient », « s’appuit », « je fait »)

-maladresses (« libérés de transporter », « sa retraite du marché », « sont toujours plus utilisés »). A l’inverse, signalons que les trouvailles stylistiques des candidats ont été valorisées.

-oubli de fragments à traduire (notamment du titre).

2) réponses aux questions :

- fautes de lexique. Les barbarismes sont encore trop nombreux (« sistemo », « ventajes », « escambiar », « quantidad », « enervioso », « medidos » (pour medios ou medidas)...), en particulier ceux formés sur l’inutile redoublement des consonnes (« occupar », « communicar », « apprender », « installación »...). En cas de doute, nous conseillons aux candidats d’utiliser des synonymes dont ils soient sûrs!!

- fautes grammaticales. Mentionnons une fois de plus la méconnaissance totale, chez certains, du fonctionnement de l’accentuation - dont on sait le caractère discriminant en espagnol - ignorance inacceptable en première langue. Encore moins tolérable est le maniement défectueux des conjugaisons, surtout pour les verbes réguliers (« utilizieran »!). La distinction entre ser et estar, certes complexe, continue à gêner de nombreux candidats, même dans des cas sans grand mystère (« la ciencia es en la indigencia »).

sacado de http://www.ens.fr/concours/Rapports/index.htm

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EPREUVE ORALE D’ESPAGNOL – LANGUE VIVANTE 1- 2004 - ENS : PARIS – LYON - CACHAN

Coefficients : PARIS 4 LYON 2 CACHAN 3 - MEMBRE DE JURY : F. GEAL

Commençons par rappeler simplement, pour les futurs candidats, les modalités de l’épreuve d’oral : une fois choisi un texte parmi les deux types d’articles de presse proposés (à caractère scientifique, au sens large, ou bien portant sur un problème de société), une demi-heure de préparation leur est laissée. Au cours de l’examen, qui dure également une demi-heure, il leur sera demandé successivement de :

-lire quelques passages du texte choisi.

-traduire un fragment indiqué au dernier moment (et si possible d’améliorer cette traduction sur les points qui n’ont pas convaincu le jury).

-faire un résumé et un commentaire ordonné du texte proposé (cette phase, d’une durée de 10 à 15mn environ, constitue bien évidemment le noyau de l’épreuve).

-de répondre à quelques questions portant sur le contenu de l’article proposé, sur l’exposé qui vient de lui être consacré, ou encore sur des problèmes de langue.

Nous avons eu cette année à interroger huit candidats, toutes banques confondues. Les résultats se répartissent grossomodo en trois ensembles : un petit tiers de candidats de langue maternelle hispanique, arrivés souvent en France depuis peu, logiquement à l’aise en espagnol, et dont les notes, en dépit d’erreurs ou d’imprécisions de traduction assez compréhensibles, s’échelonnent entre 17 et 20; une moitié de candidats d’origine francophone faisant la preuve d’une bonne maîtrise de l’espagnol à la fois en termes lexicaux et grammaticaux, dont les notes vont de 11 à 15; enfin, quelques candidats manifestement trop pénalisés par leurs lacunes pour comprendre correctement le texte proposé et a fortiori pouvoir le commenter, et qui ne peuvent atteindre la moyenne.

Parmi les fautes qui nous paraissent rédhibitoires en première langue, citons l’ignorance des sens de hacia ou de varón (traduit par « baron »!), la méconnaissance des conjugaisons régulières (« leímos » pour leemos au présent) ou de formes irrégulières banales (« oposido » pour opuesto, « descubrido » pour descubierto), les fautes d’accord (« son vendido », « los país ricos », « demasiado gente »), l’ignorance des démonstratifs (« eso producto ») ou encore l’emploi de l’indicatif après les verbes exprimant la volonté.

Au cours de leur lecture du texte ou de la traduction d’un passage de celui-ci, certains candidats ne font pas suffisamment appel à leur bon sens et aux similitudes lexicales que l’espagnol, langue latine, offre tout de même assez souvent avec le français : ainsi, des formes telles que travesías, irrumpe, bachiller, encarnar n’ont pas été comprises.

Pour ce qui est de l’exposé proprement dit, les barbarismes ou impropriétés, même s’ils sont moins graves que ce qui précède, font mauvais effet; citons : « favorizar », « transporto », « gobernamiento », « jovencitud », « las análisis », « continuir », « depiende », « populación », « paradoxo », « prudenta », « mellorar » : ces termes méritent d’être revus...

On regrettera aussi la confusion fréquente de peligro et peligroso, ou de médico et medicamento.

Dans bien des cas, lors de la reprise, ces fautes ont été rectifiées et donc à moitié pardonnées, mais quand elles s’accumulent, elles laissent tout de même une fâcheuse impression. Les candidats doivent se montrer sous leur meilleur jour dès le début, et cela exige de la concentration...

La correction et la fluidité de la langue restent bien entendu les principales exigences requises, mais à « égalité linguistique », le jury ne peut juger de la même façon un exposé trop bref, mal organisé, se contentant de répéter les propos du journaliste sans les commenter, et un autre où le texte proposé est bien mis en perspective dans le cadre d’un discours construit et bien argumenté (la plupart des exposés, cette année, péchaient par défaut d’organisation).

Soulignons enfin qu’une connaissance basique de l’histoire de l’Espagne et de l’Amérique Latine serait la bienvenue : nous avons été surpris d’entendre une candidate affirmer que l’Espagne était entrée dans la Communauté européenne dès les années 60!!                               encontrado en http://www.ens.fr/concours/Rapports/index.htm

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Banque « Agro » - sujet écrit  ESPAGNOL 2004 -A – 0804 - Durée : 2 heures

Avertissements :

-         L’usage d’une calculatrice est interdit pour cette épreuve.
-         Sous peine de nullité de sa copie, le candidat doit traiter le sujet de la langue vivante qu’il a choisie lors de son inscription.

 

1 . Version – Traduire en langue française.

             Cuando llegó la ambulancia al puesto de la Cruz Roja del Mar también allí se produjo el natural revuelo de curiosos. Todos los veranos se ahoga algún bañista en esta playa pero la gente no acaba de acostumbrarse a este tributo que el Mediterráneo se cobra en especie a cambio de tanta felicidad como proporciona. Los socorristas sacaron la camilla y antes de que fuera introducido en el ambulatorio el cadáver pasó descubierto por delante de la parada de taxis que había en la puerta. Uno de los taxistas, Vicente Lambert, viéndolo sólo de refilón, dijo que aquel muerto era Ulises Adsuara, marido que fue de su prima Martina. Es más, lo afirmó de forma rotunda. Pero enseguida otro taxista le rebatió:

― ¿El profesor Ulises?  ¡Cómo dices eso ! Ulises ya murió una vez.

― No importa.

― Murió también ahogado.

― Se lo tragaría el mar o quien tuviera más hambre, pero su cuerpo no ha aparecido todavía.

― ¿Y crees que un náufrago va a llegar a tierra después de diez años o más?

― No importa. Ese ahogado es Ulises. Yo tengo buen ojo para los muertos –aseguró su pariente lejano, Vicente Lambert.

            Manuel Vicent Son de mar,  1999

 

 

2 . Thème – Traduire en langue espagnole.

 

J’ai hésité quelques instants. Il fallait quand même profiter de l’occasion. Je me suis levé et je suis venu m’accouder au comptoir à côté de lui. Il me tournait à moitié le dos et je me penchais pour attirer son attention. C’est l’autre qui a remarqué que je voulais lui parler. Il lui a tapé sur l’épaule en me désignant du doigt. Il s’est retourné vers moi. Je restais muet, mais je ne crois pas que c’était uniquement par timidité. Je cherchais les mots. J’espérais qu’il me reconnaîtrait. Mais il me considérait d’un regard surpris et ennuyé. « Heureux de vous revoir », lui ai-je dit en lui tendant la main. Il l’a serrée d’un geste distrait. « Nous nous sommes déjà vus ? » m’a-t-il demandé en fronçant les sourcils. « La dernière fois, pas très loin d’ici. À la clinique Mirabeau. » L’autre me dévisageait aussi, d’un oeil froid. « Pardon ? Je ne comprends pas… » Il flottait sur ses lèvres un sourire. « Vous dites où ?  ─  À la clinique Mirabeau.  ─ Vous faites erreur… » Son regard allait de haut en bas, peut-être voulait-il évaluer la menace que je représentais pour lui. Il a remarqué ma chaussure gauche.

 

Patrick Modiano,  Accident nocturne,  2003

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 Observaciones de los correctores (Agro 2004)

Cette année le jury a corrigé 51 copies.

Les copies sont, pour ce concours 2004, d’un niveau meilleur que celui du concours 2003. Mais ceci est relatif, en effet, le nombre de très bonnes copies diminue alors que les candidats ayant obtenu une note tout à fait insuffisante sont en nette régression (ce dont nous ne pouvons que nous réjouir) ; en réalité, donc, le niveau se tasse.

Une note d’inquiétude de taille : la version. Si le thème est un peu moins mauvais, la version demeure une épreuve inquiétante. En corrigeant certaines versions, nous avons tout d’abord pensé qu’elles étaient l’œuvre d’hispanophones, ce qui nous consolait à moitié. Las, lorsque nous avons corrigé le thème, qui était largement aussi indigne quant à la langue, force nous a été d’admettre que cette langue française appartenait bien à des francophones, enfin, si nous pouvons dire… Il y a là un laxisme, un manque de rigueur, une désinvolture vis à vis des correcteurs, inadmissibles et condamnables à ce niveau d’études et d’exigences.

Les correcteurs d’orthographe qui sont présents sur bon nombre de traitements de texte ne résolvent pas tout… Que les futurs préparationnaires se convainquent que dominer la langue française n’est pas une lubie de correcteur de concours mais un atout indispensable à toute vie professionnelle.

Les deux textes de cette année permettaient, comme tous les ans, de bien classer les candidats tout en favorisant ceux qui avaient travaillé avec régularité.

VERSION

Ce texte, extrait d’une œuvre assez récente de Manuel Vicent, enserrait des difficultés grammaticales, lexicales, comme c’est la norme pour un concours de ce type.

Il permettait de vérifier que les candidats n’ignoraient pas un lexique usuel comme : veranos, taxista, rotunda, hambre, prima, tragar parmi les mots les plus importants.

Nous ne reproduirons pas ici un florilège des bêtises les plus couramment rencontrées mais trouver taxiste fut une de nos grandes surprises…

Nous avons, bien évidemment, mis des bonus aux candidats qui ont correctement traduit puesto, Cruz Roja del Mar (qu’il fallait traduire…), socorristas, camilla, de refilón.

Nous avons apprécié que certains candidats s’appuient sur le contexte pour proposer des traductions intéressantes et précises à : el natural revuelo de curiosos ou le rebatió. Nous avons, néanmoins, été très indulgents pour ceux ayant éprouvé des difficultés, conscients que nous étions que ces deux passages étaient plus ardus. Certains candidats, par contre, font preuve d’une malhonnêteté intellectuelle en ne traduisant pas ou en proposant des inepties qui ont été sévèrement sanctionnées.

Nous avons sanctionné aussi, comme il se devait, les candidats n’ayant pas su traduire ou ayant proposé une traduction littérale du membre de phrase : la gente no acaba de acostumbrarse.

Nous comprenons mal comment des candidats ayant travaillé sérieusement pendant deux ou trois ans peuvent ignorer des mots aussi simples et quotidiens que : playa, por delante de, enseguida, ya, también, todavía, lejano, qui ont été source de bien des erreurs.

Dans la même veine, nous regrettons qu’un si petit nombre de candidats connaisse la valeur hypothétique du conditionnel (Se lo tragaría el mar).

Ce que nous écrivions l’an dernier sur les conjugaisons françaises, la concordance des temps, les accents, les majuscules, la ponctuation, les structures obligatoirement accompagnées d’un subjonctif, etc., reste d’actualité, fort malheureusement. Nous retrouvons, dans cette méconnaissance primaire de la syntaxe française, ce dilettantisme de mauvais aloi dont nous parlions plus haut.

THÈME

Ce texte de Patrick Modiano a permis de faire très facilement le tri entre les candidats.

Nous nous répétons, bien sûr, mais comme l’an dernier nous allons donner la liste des réflexes à avoir face à cette épreuve et à un texte de ce type :

·        être vigilant dès lors que le texte français enserre des verbes au passé composé. Donc, bien lire le texte pour savoir s’il faut choisir, en espagnol, de les traduire par du passé simple ou par du passé composé ;

·        faire la différence, en français, entre un imparfait et un passé simple, les terminaisons ne sont franchement pas les mêmes ! ;

·        se méfier, en espagnol, de l’imparfait, justement : la première et la troisième personne des verbes en –ar sont identiques, penser donc à utiliser les pronoms personnels pour qu’il n’y ait pas ambiguïté sur les personnes ;

·        avoir les bons réflexes pour traduire les participes présents français et ne pas systématiquement choisir un gérondif  pour les rendre ;

·        traduire correctement les expressions impersonnelles « c’est.. qui… », « c’est… que… » ;

·        se souvenir que les verbes « espérer » et « attendre » se traduisent tous deux par esperar et que ce sont les constructions esperar que et esperar a que qui marquent la différence de sens ;

·        prêter attention à la ponctuation interrogative en espagnol ;

·        se méfier des prépositions ;

·        et, pour finir, apprendre du vocabulaire. 

Nous espérons que ces remarques, tant en thème qu’en version, seront utiles aux futurs préparationnaires. Qu’ils revoient tous ces points de grammaire (et d’autres) avec leurs professeurs, ils sont suffisamment récurrents pour leur garantir, lorsqu’ils sont assimilés et mémorisés, une note convenable au concours.

Correcteur : Mme Péraud (R)

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ESPAGNOL oral OBLIGATOIRE, agro 2004

           38 candidats inscrits en LV 1 Espagnol étaient admissibles, deux ne se sont pas présentés.

          Les notes s’échelonnent de 1 à 19 et la moyenne générale est de 10,02.

          11 candidats ont une note égale ou supérieure à 14.

          Ce sont là des statistiques qui témoignent d’une baisse inquiétante du niveau.

           Comme nous l’écrivions déjà l’an dernier, nous reviennent, de manière indirecte, certaines remarques de professeurs qui considèrent que les candidats ont été notés fort injustement, selon eux. Nous dirons simplement qu’un concours a pour but de classer des candidats. Les très bons conditionnent nécessairement les notes des autres puisqu’il s’agit de classer et non d’attribuer une note qui indiquerait la valeur de tel ou tel. A cet égard, le niveau du concours 2004 s’est révélé fort bas, ce qui a favorisé les candidats dont le niveau était juste convenable, face aux autres ils ont paru meilleurs et leurs notes ont été montées. Le classement marche dans tous les sens.

           Les résultats sont médiocres, voire très médiocres, certains candidats ont un niveau indigne d’un concours tel que celui-ci, d’autres sont fort mal préparés, raison pour laquelle nous engageons vivement les futurs préparationnaires et leurs professeurs à lire ce qui est dit en introduction aux langues vivantes quant à la teneur de l’épreuve.

           En ce qui concerne l’espagnol proprement dit, nous conseillons de respecter les temps, le candidat ne devrait pas employer plus de 10 à 12 minutes pour présenter l’article de presse dont il doit faire un compte-rendu structuré, ce qui exclut toute paraphrase, tout découpage en parties et tout « émiettement » qui se résumerait au nombre de paragraphes.

          Ce compte-rendu doit être suivi d’un commentaire qui ne saurait se limiter à une phrase de supposée opinion personnelle. Un commentaire digne de ce nom consiste à éclairer l’article, le relier à des phénomènes sociaux, culturels, etc. Encore faut-il avoir des connaissances et ne pas répondre à l’examinateur qui pose des questions sur les régions autonomes espagnoles : « ce n’est pas ma spécialité »… ! !

          Nous renvoyons les préparationnaires et leurs professeurs au rapport du concours 2003, sinon nous devrions redire exactement la même chose quant aux connaissances minimales que nous attendons.

           Nous avons été saisis cette année par des candidats qui ont débité des sornettes avec un aplomb confondant. D’autres souffraient de logorrhée comme s’ils craignaient qu’on leur posât des questions auxquelles ils n’auraient rien compris…

           Rappelons une nouvelle fois que les candidats ne doivent pas demander de vocabulaire, qu’ils évitent le « etc. », qu’ils sont des citoyens responsables et qu’ils doivent donc réfléchir.

           Redisons aussi que les candidats gagneraient à écouter les questions de l’examinateur. Il n’est pas rare que celui-ci corrige telle ou telle erreur du candidat (de syntaxe, de culture, de prononciation, …) et il est toujours surpris que le candidat n’en tienne pas compte et retombe dans la même erreur. Cette année, certains candidats ont considéré que cette insistance de l’examinateur était de mauvais aloi et les regards étaient éloquents quant à la stupidité du susdit examinateur qui se permettait d’insister et qui semblait ne pas comprendre…

           En ce qui concerne la langue, elle est très irrégulière et de plus en plus incorrecte.

          Les conjugaisons sont de plus en plus bafouillantes, l’emploi des temps reste fantaisiste et incohérent, les accords sont hésitants, les dates toujours aussi difficiles à dire et le vocabulaire gagnerait à être enrichi.

          Certains candidats sont fâchés avec ser et estar et ont donc choisi de n’utiliser que l’un d’entre eux. Trop ne font pas la différence entre creer et crear, por et para.

          Les règles de l’enclise sont mal assurées tout autant que l’emploi de la préposition a devant les c-o-d de personnes.

          Ce ne sont là que quelques exemples, auxquels il faudrait ajouter l’emploi des démonstratifs et un largo etcétera.

          Le gros travers de ce concours 2004, travers fort nuisible à l’espagnol et à sa crédibilité, aura été de rajouter des « o » et des « a » au français… et oui, l’espagnol c’est si facile et ça ressemble tellement au français qu’il n’est pas nécessaire de l’apprendre…

          La phonologie, enfin, rend souvent difficile la compréhension du discours de certains candidats. Le critère de compréhension reste « un hispanophone ignorant le français serait-il à même de comprendre tel ou tel candidat ? ».

           Quant à la deuxième partie de l'épreuve, elle était cette année moins bonne encore que l’an dernier. Les candidats ont, de nouveau, oublié que les images pouvaient les aider dans la compréhension du document et beaucoup ont procédé comme s’il s’agissait d’un document audio-oral, ce qui joue nécessairement sur la note et en leur défaveur.

          Des candidats ignorent encore le sens du mot pantalla, s’obstinent à mal accentuer le mot vídeo et à lui donner un genre féminin.

          Comme l’an dernier, beaucoup de candidats parlent exclusivement au présent et sont incapables d’utiliser autre chose que la troisième personne du singulier lorsqu’ils répondent aux questions de l’examinateur, questions qui, bien évidemment, sont formulées à la troisième personne du singulier.

             Nonobstant, nous avons eu le plaisir d’écouter d’excellentes prestations, des commentaires réfléchis et intelligents. Rien de tout ceci n’est le fruit du hasard : il s’agissait de candidats qui avaient travaillé avec ardeur, régularité et sérieux pendant leurs années de classe préparatoire. Nous les félicitons avec chaleur et savons que leur note leur garantira une bonne place au classement final, ce dont nous nous réjouissons. Nous aurions aimé qu’il y en eût davantage cette année.

           Examinateur : Mme Péraud (R).

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  ESPAGNOL oral FACULTATIF, Agro 2004

 211 candidats se sont présentés à l'épreuve orale d'espagnol facultatif.

 Globalement nous avons remarqué une baisse de niveau.

 En ce qui concerne la première partie de l’épreuve (analyse et commentaire d’un extrait de presse), de nombreux candidats n'ont pas su lire intelligemment le texte proposé pour en dégager les idées fondamentales. Ils se sont contentés de le survoler en citant parfois l'événement principal mais sans interpréter le message du journaliste. Parfois ils ont mélangé les idées ou formulé des phrases sans rapport avec le sujet. Par exemple : pourquoi avancer que "el divorcio muestra que la sociedad es más individualista" alors que le sujet de l'article est  "la publicidad"?

Certains candidats ont essayé de masquer le manque d'idées en parlant à tort et à travers et en formulant des phrases telles que :-               "Para vivir libres los niños pueden vivir en comunidad con otros jóvenes"

-               "Para el cuerpo no es buena esta enfermedad"

-               "Los jóvenes son más viejos".

 Si parfois il y avait une bonne compréhension, celle-ci n'était que peu exploitée par insuffisance de moyens linguistiques. De ce fait, le candidat essayait d'échapper à la difficulté en demandant l'aide de l'examinateur ou en calquant ses phrases sur la langue maternelle. C'est ainsi que les constructions erronées se sont multipliées, particulièrement:

-         confusion entre : "ser" et "estar, "tener" et "haber","creer" et "crear", prépositions "por" et "para", pronom personnel sujet et complément, "alinearse" et alienarse"…

-         méconnaissance de la conjugaison irrégulière,

-         incohérence dans l'emploi et la concordance des temps verbaux,

-         barbarismes comme : "la mesura", "un otro programa", "desfavorizadas", "el sugar", "inegalidad" entre autres.

 La prestation à propos de la séquence vidéo a souligné la difficulté fréquente à comprendre la langue dans une situation de communication authentique. Ainsi, "Marte" (la planète Mars) a été identifiée comme "marzo" (le troisième mois de l'année) ou "martes" (le jour de la semaine).

 Etre au courant de l’actualité espagnole et latino-américaine et de leur évolution est indispensable pour identifier lors d'un reportage le Président du Chili ou l'ancien Président du gouvernement espagnol.

 Pour un grand nombre de candidats, leur discours haché, truffé de phrases inachevées a montré, encore une fois, un manque flagrant d'entraînement à la pratique orale.

 Examinateur : Norma DELBEKE

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